La crise covid-19 et l’économie française

La crise covid-19 et l’économie française

La crise Covid-19 a un impact majeur sur l’économie française et mondiale. Les marchés émergents connaissent actuellement les souffrances budgétaires et économiques. Dans un scénario de risque de pandémie, les pertes économiques en 2020 pourraient à peu près doubler.

Des résolutions financières face au Covid-19

Pour amortir l’impact économique du coronavirus, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé une série de mesures de soutien aux entreprises, dont la nationalisation. Après l’annonce d’une première phase de confinement de 15 jours dans toute la France, des mesures de soutien à l’économie ont été présentées mardi 17 mars. Le président Emmanuel Macron avait déjà promis dans son premier discours sur l’épidémie de coronavirus que tout serait mis en œuvre pour soutenir les entreprises et les salariés français, quel qu’en soit le coût. Le gouvernement met à la disposition des Français 300 milliards d’euros pour garantir les prêts aux entreprises et 45 milliards d’euros pour supporter le chômage temporaire ou partiel. Le projet de loi de finances rectificatives annonce un déficit public de 3,9 % du PIB en 2020, contre 2,2 % avant la crise Covid-19.

Le déficit public causé par le Covid-19

D’après l’institut national de la statistique et des études économiques, la crise covid-19 a engendré une perte d’activité au total de 35 %. Elle se répartit à 89 % pour le secteur de la construction, à 52 % pour le secteur de l’industrie, à 36 % pour le secteur des services marchands et à 14 % pour le secteur des services non marchands. Une autre conséquence de la crise des coronavirus est que les marchés boursiers sont en chute libre et que certaines grandes entreprises françaises sont attaquées, ce que le gouvernement a décidé de contrer. Confrontée à une nouvelle baisse des prix en mi-mars, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a interdit la vente à découvert pendant 24 heures sur 92 actions, une mesure qui peut être prolongée pour empêcher les investisseurs de parier sur une baisse de la valeur des actions. Ces mesures suspensives pourraient être prolongées jusqu’à un mois, selon le ministère de l’Économie et des Finances. Ces annonces fortes interviennent à un moment où le gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe a lancé plusieurs privatisations controversées. Et comme la croissance s’effondre et que le gouvernement opte pour de nouvelles dépenses, le résultat sera inévitablement un lourd déficit en 2020.